L’alternance jour-nuit est essentielle aussi pour l’homme. La lumière artificielle provoquée par l’éclairage public est responsable d’une partie importante de la pollution lumineuse. Elle affecte notamment le bien-être des habitants et a un réel impact sur leur santé en perturbant leur horloge biologique et leur sommeil.

L’être humain est un animal diurne, qui a un rythme biologique bien défini : actif le jour et se reposant la nuit. Pour être en bonne santé, ce rythme doit être respecté. Il faut donc prévenir les lumières intrusives la nuit.

L’alternance entre lumière et obscurité entre en jeu dans la régulation de la température corporelle, de notre humeur, de la mémoire, de la cognition ou encore du sommeil, piloté par la mélatonine.

De récentes études montrent qu’une valeur aux alentours de 10-40 lux, voire en dessous suffit à inhiber notre sécrétion de mélatonine et donc de dérégler notre horloge biologique. Nos éclairages domestiques émettent par exemple un éclairement de 150 lux en moyenne dans une cuisine, et les smartphones, tablettes et ordinateurs émettent de 20 à 60 lux. L’exposition, le soir, à ces sources de lumière artificielle, supprime entre 10 et 50 % de la sécrétion de mélatonine.

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