Souvenirs d’enfance

Découvrez ici les souvenirs d’enfance des participants en lien avec une expérience de l’obscurité à l’extérieur.

Je me souviens, toute petite, m'accroupir dehors, la nuit, à chercher à pas de loups avec mes parents les vers luisants. Ils me disaient que je ne devais pas faire trop de bruit pour ne pas les réveiller, comme le soir dans mon lit où je devais dormir pour ne pas réveiller ma peluche luciole. Il y en avait partout dans le jardin de mes parents à l'époque. Pas d'éclairage public là où ils habitent, donc la seule lumière était celle de la lune et de ces petites boules lumineuses au sol. C'était ma…

Je me souviens, toute petite, m'accroupir dehors, la nuit, à chercher à pas de loups avec mes parents les vers luisants. Ils me disaient que je ne devais pas faire trop de bruit pour ne pas les réveiller, comme le soir dans mon lit où je devais dormir pour ne pas réveiller ma peluche luciole. Il y en avait partout dans le jardin de mes parents à l'époque. Pas d'éclairage public là où ils habitent, donc la seule lumière était celle de la lune et de ces petites boules lumineuses au sol. C'était magique de voir les vers luisants...

Posté le 23/05/2022 à 13h36

Je me rappelle de retours en voiture, assis à l'arrière, à moitié endormie. Mes parents allaient souvent mangé chez des amis à eux. Ces gens là habitaient à l'extérieur de la ville. Je me rappelle de cette extase de voir la lune et le ciel me surveillant à travers la fenêtre, le front appuyé dessus. Et de cette déception, une fois arrivé en ville, où les lampadaires prenaient part à cette relation intimiste et venaient briser cette dernière.

Posté le 12/05/2022 à 00h05

J'ai 5 ans et je vais chercher le lait à l'étable des voisins... Mon pot en métal à la main j'hésite à sortir, sur le pas de la porte la nuit va t'elle me happer ? A mes risques et péril je traverse la cours pour arriver dans l'odeur de la paille, la chaleur des animaux qui m'accueillent et la bonhomie de la voisine amusée de me voir toujours effrayée mais toujours courageuse aussi. Le retour est forcément plus lent, il ne s'agit pas de renverser le lait. Je prends même le temps de lever la têt…

J'ai 5 ans et je vais chercher le lait à l'étable des voisins... Mon pot en métal à la main j'hésite à sortir, sur le pas de la porte la nuit va t'elle me happer ? A mes risques et péril je traverse la cours pour arriver dans l'odeur de la paille, la chaleur des animaux qui m'accueillent et la bonhomie de la voisine amusée de me voir toujours effrayée mais toujours courageuse aussi. Le retour est forcément plus lent, il ne s'agit pas de renverser le lait. Je prends même le temps de lever la tête, les étoiles et la lune me rassurent. J'arrive dans la cuisine, fière et victorieuse encore car j'ai bravé la nuit et ses secrets, mais moi seule semble le savoir.

Posté le 04/05/2022 à 17h26

Je n'aimais pas devoir aller fermer le poulailler la nuit, à la campagne. J'entendais toujours des bruits effrayants. Et même des années plus tard, l obscurité reste anxiogène.

Posté le 02/05/2022 à 11h59

Instantanés d'enfance : dans le jardin loin de la maison, suivre les zigzags des chauves souris, trouver des vers luisants dissimulés dans les herbes ; le 13 juillet au soir, passer par les ruelles sombres du village avec son lampion au retour de la retraite aux flambeaux ; au mois d'août, descendre dans l'ombre du lit asséché du ruisseau pour aller chaparder des fraises et des framboises dans les jardins ; le 24 décembre à 10 heures du soir, partir à la messe minuit dans la froidure des étoiles.

Posté le 30/04/2022 à 15h27